• La Lettre du Kremlin (1970) Multi DVDRiP XviD AC3 - John Huston

    La Lettre du Kremlin (1970) Multi DVDRiP XviD AC3- John Huston

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     Titre original : The Kremlin Letter
    Réalisation : John Huston
    Sociétés de production : Twentieth Century Fox
    Durée : 2h 00min
    Date de sortie : Drapeau des États-Unis 1 Février 1970, Drapeau de la France 29 Avril 1970
    Nationalité : Drapeau des États-Unis Américain    
    Genre : Thriller, Drame
    Avec : Bibi Andersson, Richard Boone, Nigel Greene, Dean Jagger, Lila Kedrova, Patrick O'Neal, George Sanders, Raf Vallone, Max von Sydow, Orson Welles, John Huston, Barbara Parkins, Vonetta Mc Gee.

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    En 1969, un groupe d'espions-aventuriers hétéroclite, venu des États-Unis et mené par Ward, rallie Moscou. Parmi eux se trouvent notamment Charles Rone, un officier de marine, 'B.A.', une jeune femme dont Rone tombe amoureux, Warlock, un homosexuel faisant du tricot pour se détendre, Janis qui joue un rôle de prostituée. Leur mission est de récupérer un document confidentiel dit "La Lettre du Kremlin", recelant un accord officieux entre les États-Unis et l'Union Soviétique, destiné à contrecarrer la montée en puissance de la Chine et en vue de détruire les installations nucléaires de cette dernière.

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    Critique

    Les années 60, une époque formidable durant laquelle le cinéma sacrifia bien souvent toute notion de réalisme en matière de film d'espionnage. Il faut dire que le genre a eu un peu de mal à se renouveler et les intrigues, s'inscrivant dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale ou de la guerre froide, commencent à lasser. Alors forcément, on peut comprendre le succès des premiers James Bond qui vont venir vendre du rêve, du dépaysement et du ludique avec l'utilisation des fameux gadgets. Et avec ce personnage, c'est le cinéma de pur divertissement qui fait main basse sur le genre et qui semble ne plus pouvoir le lâcher. Heureusement, au milieu de ce paysage affreusement édulcoré, quelques films parviennent à se distinguer comme "The Kremlin Letter" qui est à l'image de son réalisateur, John Huston, atypique et anticonformiste.

    Comme dans la plupart de ses films durant cette période, Huston fait ici une petite apparition en début de métrage et celle-ci, éminemment symbolique, donne le ton de l'histoire. Car à l'image de son personnage de vieil amiral remettant en place un Patrick O'Neal incrédule, c'est bien un cinéaste de l'ancienne école qui vient ici donner la leçon à une nouvelle génération bien trop policée à son goût. Basé sur le roman de Noel Behn, un ancien des services de renseignements, "The Kremlin Letter" se démarque immédiatement par son côté réaliste et profondément amoral. Prenant le contre-pied du glamour de Bond et du fun de "Mission: Impossible", Huston nous plonge dans un univers peuplé de salauds, de sadiques, de manipulateurs voire de débauchés. Ici les espions servent autant leur idéal que leur propre intérêt, et les ennemis ne se trouvent pas seulement dans le camp d'en face...

    Le refus du manichéisme et la vision très dure de l'espion américain viennent en partie expliquer la faible popularité de ce film à sa sortie. Mais surtout ce qui frappe ici, c'est la volonté, l'obstination même, de John Huston d'être anachronique, hors de son époque et de la mode ! Ainsi, comme dans la série "Mission: Impossible", le film débute par la composition d'une équipe d'espions, où chaque membre a une spécialité bien précise... Seulement la bande à Huston est très loin de l'image clean véhiculée par la série ! On retrouve par exemple des trafiquants, des voleurs, des proxénètes... bref, une bande de joyeux drilles qui ont, en plus, tous passés l'âge de la retraite depuis longtemps ! Vous imaginez bien qu'on est loin de l'image du héros sexy à la James Bond (oui, je sais que Roger Moore a également interprété le rôle...). Même le personnage principal, le seul qui pourrait être soupçonné d’héroïsme, n'a rien de très glamour et il est même défini, non sans ironie, comme le subtil mélange entre l'intellectuel et le physique. Incroyable description qui montre bien la volonté du cinéaste de se moquer de ces "super héros" des temps modernes ! D'ailleurs, les surnoms ou noms de code employés renvoient également à cette dimension grotesque puisqu'on y trouve des " prostituée ", " débaucheur " ou même " vierge " pour le personnage principal ; tout un symbole ! Et puis, pour bien montrer que son groupe est composé de salaud prêt a tout et surtout au pire, Huston va les faire évoluer dans un environnement aussi rude et pervers que leur personnalité (dans le froid Moscovite ou dans des tripots sordides). Avec tout ça, on ne s'étonne pas des exactions ou trahisons commises par les uns ou les autres.

    Seulement, devant un tel tableau, on comprend rapidement que le film a les défauts de ses qualités. Que ce soit cet univers âpre et cynique, ces personnages pourris jusqu'à la moelle ou même cette intrigue presque incompréhensible, rien n'est fait pour plaire au spectateur ! Ce sont les véritables limites de la démarche entreprise par Huston, son film s'éloigne tellement des canons hollywoodiens qu'il est difficile de s'immerger totalement dans cette histoire et ainsi de pouvoir pleinement l'apprécier. Regarder "The Kremlin Letter", c'est comme être devant un plat, a priori, pas follement ragoûtant et aux saveurs un peu trop marquées... il n'est donc pas évident d'aimer cette tambouille qui n'est pas vraiment faite pour les palais délicats. Par contre, si on arrive à l'apprécier, on remarque assez vite qu'il y a plus de finesse qu'on pourrait le croire, notamment dans les descriptions des comportements humains et dans la représentation des enjeux politiques. Et on savoure notamment les morceaux de choix d'un métrage qui fait la part belle à ses acteurs : que ce soit Richard Boone, Orson Welles, le couple bergmanien Bibi Andersson/ Max von Sydow ou même George Sanders, tous s'avèrent être brillants dans des rôles bien souvent à contre-emploi. Loin d'être un banal film d'espionnage, "The Kremlin Letter" est un incroyable jeu de massacre à travers lequel se dessine le regard amer porté par un cinéaste sur son époque.

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    Hébergeur : Uptobox
    Qualité : DVDRiP XviD AC3
    Type : avi
    Langues : Drapeau de la France Français , Drapeau des États-Unis Anglais
    Taille1.98 Go

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    Un partage signé : Afrique31

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    Vonetta Mc Gee


  • Commentaires

    2
    Vendredi 31 Juillet 2020 à 17:32

    C'est un excellent film en effet, Jean Pierre Melville se le repassait en boucle tellement il l'appréciait. 

    1
    Mercredi 29 Juillet 2020 à 08:50

     

    L'histoire

    En pleine guerre froide, un groupe d’espions américains est envoyé à Moscou afin d’infiltrer les services secrets soviétiques. Leur objectif est de récupérer une lettre contenant des renseignements sur l’arsenal nucléaire chinois. Ce document, extrêmement compromettant pour les Etats-Unis, met en péril la paix mondiale. Le Capitaine Charles Rone (Patrick O’Neal) est en charge de mener cette opération…

    Analyse et critique

    Jusqu’à la fin des années 50, John Huston a enchaîné les plus grands succès. Du Faucon Maltais (1941) à Moby Dick (1956), en passant par Le Trésor de la Sierra Madre (1948), Key Largo (1948), Quand la ville dort (1950) ou African Queen (1951), il a défini un style et imprimé sa légende. Salués par la critique, aimés par le public, ses films sont devenus des classiques du cinéma hollywoodien. Au début des années 60, Huston n’a plus rien à prouver et, plutôt que de se lancer dans des projets faciles, il tente des expériences. Il réalise notamment Les Désaxés (1961) d’après Arthur Miller, Freud passion secrète (1962),  La Nuit de l’Iguane (1964), Reflets dans un œil d’or (1967) et Promenade avec l’amour et la mort (1969). Si la critique est au rendez-vous, le succès public se fait plus rare. Il est temps pour Huston de partir en quête d’un projet plus populaire. La 20th Century Fox lui propose alors l’adaptation d’un roman de Noël Behn paru en 1966, Une Lettre pour le Kremlin. Inspiré de l’expérience de son auteur au sein des services de renseignement américains, le récit est complexe mais possède, aux yeux de Huston, tous les éléments d’un film à succès.

    A cette époque, les films d’espionnage sont à la mode et le genre est scindé en deux grandes catégories : les films noirs et les aventures exotiques. Depuis 1962 et James Bond contre Dr No, la seconde catégorie est particulièrement en vogue. Paysages de rêves, gadgets en tous genres, cascades, suspense et jolies filles en sont les principaux ingrédients. A l’opposé de cette catégorie, on trouve d’autres films plus sombres et réalistes. On pense à Notre agent à la Havane (Carol Reed, 1959), Ipcress Danger immédiat (1965), Le Secret du rapport Quiller (Michaël Anderson, 1966), Scorpio  (Michael Winner, 1972) et donc La Lettre du Kremlin (1970). Ces œuvres décrivent un univers de secrets et de mensonges où la noirceur de l’atmosphère et la complexité du récit évoquent évidemment le film noir…

    La Lettre du Kremlin ne déroge pas à la règle avec une intrigue nourrie d’une multitude de protagonistes, de conflits, de péripéties et dont le but n’est jamais clairement défini. Sur l’affiche originale du film, il était indiqué “If you miss the first 5 minutes, you miss one suicide, two executions, one seduction, and the key to the plot” (1). En effet, si, au début du film, il est fait mention de la fameuse lettre à récupérer, cet objectif devient rapidement annexe. La plupart des personnages, dont les identités et le passé sont cachés, participent à une lutte de pouvoir dont les règles ne sont jamais clairement définies. John Huston assumait cette complexité et, dans un entretien accordé à la revue Positif, avouait : "C'est absolument incompréhensible ! Il faudrait un détective pour en découvrir la ligne logique. Oh mais c'est qu'elle existe ! Je pense que si on y passe 6 bons mois, on doit la trouver." Il n’est pas étonnant que Huston ait eu envie de réaliser un tel film. Il suffit de se souvenir du Faucon Maltais : on y observait Humphrey Bogart empêtré au cœur d’une intrigue confuse. Cette complexité n’est pourtant pas une volonté d’embrouiller ou de manipuler le spectateur. Il s’agit plutôt d’un moyen de révéler chaque zone d’ombre des personnages et, par ce biais, de développer une réflexion sur le caractère imprévisible de la nature humaine. En plaçant ses sujets au cœur d’un système "extraordinaire", Huston observe leurs réactions et se fascine pour la nature profonde de leur être.

    L’autre caractéristique rapprochant La Lettre du Kremlin d’un film noir est son cynisme. A travers son récit, John Huston décrit de manière acerbe les rouages de l’espionnage. Le portrait dressé est celui d’un monde sordide. Un monde où règne l’individualisme, les coups bas et, au final, une certaine forme de médiocrité. Dans l’entretien avec Positif, évoqué précédemment, Huston décrivait les protagonistes de son film ainsi : "Tous les espions y sont des gens affreux comme dans la réalité j'en suis sûr". Il qualifiait également la politique internationale d’ "omelette infecte composée d'ingrédients répugnants" ! Au début du film, il interprète l’Amiral annonçant au Capitaine Rone son renvoi de l’armée. Par la voix de ce personnage, Huston condamne avec virulence les méthodes des agences de renseignement : « … dans la marine ou dans l'armée, les officiers de carrières n'aiment pas ces organisations bâtardes dont je ne veux même plus connaître l'existence. ». Au-delà de cette intrusion devant la caméra, le cinéaste utilise d’autres armes pour s’attaquer aux services de renseignement…

    D’une part, il décrit des personnages profondément antipathiques : en dehors de Warlock, interprété par un George Sanders truculent, le groupe d’espions est composé de requins sans le moindre état d’âme. Charles Rone, le héros, est un macho froid et prétentieux, Ward un manipulateur sans morale, Kosnov, une brute sanguinaire… On est bien loin ici de la sympathie suscitée par les héros de Dieu seul le sait, d’African Queen ou de Fat City ! D’autre part, Huston fait évoluer ses hommes dans des décors sinistres : du club homo des bas fonds de Moscou aux rues pluvieuses de la ville en passant par les tristes appartements des fonctionnaires soviétiques, rien ne vient séduire le regard. A propos de La Lettre du Kremlin, John Huston (qui avait pourtant participé à la réalisation de Casino Royale en 1967) déclarait : « Je veux que ce soit l’exact opposé d’une aventure de James Bond ». Au regard de la complexité du récit et de la noirceur de sa mise en scène, son coup est réussi !

    D’un point de vue formelle, La Lettre du Kremlin ne fait pas preuve de modernité. Avec une équipe composée de techniciens d’expérience parmi lesquels le décorateur Dario Simoni (Lawrence d’Arabie) ou le monteur Russell Lloyd, avec lequel il avait déjà collaboré sur Moby Dick , Huston n’innove pas. Son film s’inscrit dans un cadre classique et sa mise en scène plutôt réaliste dégage une certaine austérité. Si de nombreux détracteurs du cinéaste lui reprochent un manque de style, voir une certaine nonchalance, La Lettre du Kremlin atteste plutôt d’un choix bien réfléchi. Un choix en totale harmonie avec l’âpreté de son propos ! Chez Huston, peu importe les modes ou la modernité. Il continue d’imposer son style avec une indépendance qui force le respect. Il est vrai que si l’on compare La Lettre du Kremlin à d’autres films d’espionnage de cette époque comme Ipcress Danger immédiat (Sydney J. Furie, 1965) ou Arabesque (Stanley Donen, 1966), il peut paraître quelque peu démodé. Avec des angles de caméra improbables, des images déformés ou des effets sonores immersifs, Furie et Donen créaient des figures de style novatrices. Mais il serait vain de comparer le travail de Huston avec celui d’un formaliste comme Sydney J. Furie. John Huston est un cinéaste du récit et, comme le souligne avec justesse Bertrand Tavernier et Noël Coursodon dans 50 ans de cinéma américain : "son style est ailleurs, dans la manière et le plaisir de conter".

    La seule expérience formelle que s’accorde Huston dans La Lettre du Kremlin concerne les dialogues : au début des scènes entre protagonistes soviétiques, ceux-ci parlent d’abord en russe. Une poignée de secondes plus tard, un doublage anglais se superpose à cette piste pour finalement l’étouffer. Etrange procédé que l’on retrouvera chez John McTiernan (A la Poursuite d’Octobre rouge – 1990 - où le premier échange à bord du sous-marin commence en russe pour soudain basculer en anglais). Notons également la présence dans l’équipe du compositeur Robert Drasnin qui donne un peu de modernité au film. Assez méconnu au cinéma, Drasnin a fait l’essentiel de sa carrière à la télévision. Il a travaillé sur des séries d’espionnage comme Des Agents très spéciaux ou The Spy avec Bill Cosby et Robert Culp. Pour La Lettre du Kremlin, il signe une bande originale élégante et moderne qui n’est pas sans rappeler les débuts de Jerry Goldsmith. Mais si on fait abstraction de cette expérience de doublage de dialogues russes et de cette belle bande sonore, le reste de la mise en scène de John Huston reste extrêmement classique.

    Dans les suppléments du DVD édité par Opening, Jean-Baptiste Thoret livre une analyse intéressante du film. Il remarque que La Lettre du Kremlin est un film presque désuet au regard de la production américaine de l’époque. Deux ans plus tôt, Arthur Penn (Bonnie and Clyde) ou Mike Nichols (Le Lauréat) donnaient un formidable coup de jeune au cinéma hollywoodien. Un cinéma sensible à l’actualité et aux préoccupations des jeunes. Jean-Baptiste Thoret exclut totalement Huston de ce mouvement. On trouve pourtant une résonance politique d’actualité dans La Lettre du Kremlin. Certes, le théâtre de la guerre froide n’intéresse plus grand monde. Mais, à travers sa critique virulente des agences de renseignement, il signe un film en phase avec le scepticisme naissant des Américains envers leurs institutions (depuis les assassinats politiques des années 60). Un scepticisme dont l’ampleur explosera avec l’affaire du Watergate (1972) et qui donnera naissance à de nouveaux récits d’espionnage et de manipulation politique comme Les Trois jours du Condor (Sydney Pollack) ou Les Hommes du président (Alan J. Pakula, 1976). Deux films clés des années 70, deux films qui, d’un point de vue politique, s’inscrivent dans la lignée de La Lettre du Kremlin.

    Pour interpréter ses espions, John Huston et la 20th Century Fox composent une troupe hétéroclite et surprenante. Après avoir tenter de convaincre Steve McQueen et James Coburn, Patrick O’Neal est finalement retenu pour interpréter le Capitaine Rone. Plus tard, il déclarera avec humour avoir obtenu ce rôle parce que sa coupe de cheveux était la même que celle de Steve McQueen !! Malheureusement, son interprétation n’est pas à la hauteur de son autodérision et son jeu, assez monolithique, manque cruellement de profondeur. Le reste du casting est beaucoup plus intéressant, notamment avec Richard Boone dans le rôle ambigu de Ward. Comédien connu pour ses rôles de cow-boy (on se souvient de lui dans l’excellent Alamo de John Wayne), Boone impose ici sa carrure et sa trogne. Pour incarner le couple Kosnov, Huston fait appel à deux fidèles du cinéma d’Ingmar Bergman : Bibi Anderson et Max Von Sydow, tous deux parfaits dans la peau d’un couple totalement dégénéré ! A leurs côtés, on retrouve George Sanders en agent homosexuel adepte du tricot et Orson Welles. Le célèbre cinéaste apporte tout son talent au personnage ambigu de Bresnavitch et complète un casting pour le moins original et réjouissant. Un casting où chaque acteur semble prendre un malin plaisir à entrer dans le petit jeu de massacre organisé par John Huston.

    Lorsque La Lettre du Kremlin sort sur les écrans en février 1970, il bénéficie de critiques élogieuses. Mais, à la surprise de John Huston, le film est un échec commercial. Avec un récit quasiment incompréhensible, un cynisme de tous les instants, un manque total d’empathie pour ses personnages et une mise en scène à la fois classique et austère, La Lettre du Kremlin ne correspond manifestement pas aux attentes du public. On lui préfère alors le spectacle de Airport… Aujourd’hui encore, il n’est pas évident que le film suscite l’enthousiasme. A de rares exceptions près, les admirateurs du cinéaste lui préfèreront ses grands classiques. La Lettre du Kremlin est pourtant une farce grinçante, un film à la facture classique mais doté d’un regard critique sur l’actualité et qui demeure l'un des meilleurs exemples de la fascination de Huston pour la complexité de la nature humaine…

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