• Larceny (1948) VO+StFR DVDRiP - George Sherman

    Larceny (1948) VO+StFR DVDRiP - George Sherman

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    Film de : George Sherman  

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    Genre : Drame   
    Durée : 1 h 29 min
    Sortie :
    Drapeau des États-Unis 3 septembre 1948
    Nationalité :
    Drapeau des États-Unis Américain
    Distribué et produit par : Universal Pictures
    Avec : John Payne, Joan Caulfield, Dan Duryea, Shelley Winters.

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    https://www.imdb.com/

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    Un escroc tente de soutirer l'argent d'une veuve dont le mari a disparu pendant la guerre. Mais celui-ci va peu à peu tomber amoureux de la jeune femme.

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    Critique

    On a affaire ici à une série B dans la pure tradition hollywoodienne de l’époque, avec l’implication devant et derrière la caméra de piliers de studio aux carrières particulièrement denses, mais qui n’ont jamais eu leur percée définitive vers les sommets du star system et la renommée impérissable. Shelley Winters a touché cela du doigt – on l’a tout de même vue dans La nuit du chasseur et Lolita, entre autres. Elle et les autres acteurs rassemblés dans Larceny, John Payne, Joan Caulfield, Dan Duryea, etc., forment pourtant un ensemble qui n’a rien à envier en termes de charisme et de caractère aux plus grands noms associés au genre noir. Ils donnent corps au superbe texte écrit par le scénariste William Bowers, autre stakhanoviste méconnu de cette période1. Larceny rappelle ainsi que le film noir, c’est avant tout une écriture, sur laquelle viennent ensuite se greffer le reste des éléments – la mise en scène, l’interprétation, qui le plus souvent n’impactent la qualité du film que de manière secondaire.

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    Le plus fondamental, c’est le script, et celui de Larceny tire pleinement parti de l'étroite fenêtre dans laquelle il a été conçu, entre la fin de la Seconde Guerre Mondiale et le début véritable de la Guerre Froide. Une fenêtre de liberté de ton et de matière, où il est permis de présenter sans ambages à l'écran des individualités et des situations séditieuses, amorales. Les figures centrales du film sont les membres d'une association de malfaiteurs qui excellent dans leur profession. Leurs arnaques au long cours sont si parfaitement pensées qu'une fois piégées leurs victimes ne peuvent ni s'en sortir ni les dénoncer. De plus, ils présentent bien, sont éduqués, s'en remettent à l'intelligence plutôt qu'à la violence. Ils sont, objectivement, remarquables. En face, leurs cibles ont bien du mal à recueillir notre sympathie : démesurément riches, essentiellement oisifs, évoluant en vase clos dans leur cocon protégé des déséquilibres du monde extérieur. En ne condamnant jamais de manière formelle l'extorsion subie par ces derniers (même l'héroïne passe autant à nos yeux pour une naïve empruntée que pour une victime avec laquelle compatir), en laissant donc ouverte la porte à l'éventualité qu'il s'accommode du vol en cours, Larceny bruisse d'une rumeur de lutte des classes. Il profite qu'en 1948 ce genre de neutralité ambivalente ne vous jetait pas directement sur la liste noire pour cause de communisme caractérisé ; de même qu'il profite qu'en cette même année l'exploitation de la sanctification des soldats tombés au front comme moteur de l'arnaque (là encore, sans réprobation nette de la part du film) n'était plus de nature à vous faire violemment condamner pour antipatriotisme.

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    L'adresse du récit culmine au cours du dénouement, marqué par un soudain emballement des conflits et des volte-face – Bowers usant pour cela à merveille de la présence au cœur de son intrigue d'un quatuor de personnages d'égale importance et liés les uns aux autres de diverses manières. Cette même raison donnait déjà avant cela au film un tempo des plus agréables ; au bout de la route, elle permet à Bowers de finir sur un grand écart suspendu et épatant. Certes les méchants sont arrêtés, mais c'est au prix de l'amour brisé de l'héroïne. De plus, il a fallu pour cela qu'un des membres de la bande trahisse ses acolytes, sans quoi tous s'en seraient sortis une fois de plus sans dommage.

    À noter que Larceny est considéré comme l'un des meilleurs longs-métrages de George Sherman parmi les presque cent vingt (!) que compte sa filmographie. Il y est à la hauteur de l'opportunité d'avoir réunis un tel scénario et une si talentueuse troupe d'acteurs.

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    Hébergeur : Uptobox

    Type : mkv

    Qualité : DVDRiP

    Langue : Drapeau des États-Unis Anglais

    Sous-titres : Drapeau de la France Français

    Taille 700.81 MB

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    https://uptobox.com/rc7dgekliyph
    https://uptobox.com/llrr86wpi09c

    Une traduction exclusive de : unheimlich et zundertaker

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    Joan Caulfield


  • Commentaires

    1
    Dimanche 26 Juillet à 02:52

    https://m.media-amazon.com/images/M/MV5BYjNmYjA2MGUtNWI0Zi00NzZmLTg4NDUtMzU5NDZiYzQ5MzJlXkEyXkFqcGdeQXVyNzA4ODc3ODU@._V1_.jpg

    Traduction : unheimlich, Timing et captation : zundertaker

     

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